Tout sur les cours

Les années qui s'écoulent

Mes outils pour faire mes cours

Méthodes, pratiques et inspirations

En classe, j’aime me souvenir de cette phrase Plus le professeur travaille, moins l’élève travaille. Je crois que l’élève doit, le plus possible, faire et pas seulement écouter. Ainsi, l’élève est source de contenu pour faire avancer le cours. Il n’attend pas passivement que la bonne parole du prof lui soit donnée.

J’ai donc abandonné le cahier de cours au profit d’un cahier de bord, où l’avancée et les résultats trouvés par la classe sont inscrits. Les théorèmes ne pouvant plus être donnés, ils sont découverts par la classe et, quand c’est possible, démontrés. En relisant ce cahier, l’élève peut refaire le cheminement qui nous a permis de trouver un résultat. Il a donc à nouveau la possibilité de comprendre et plus seulement d’apprendre.

Pour que cela soit possible, il me faut choisir avec attention chaque activité. Elle a besoin d’être fractale ou riche. C’est à dire dotée de plusieurs niveaux de lecture. Chaque élève doit avoir la possibilité de faire quelque chose. Certains comprendront le sens profond de l’activité tandis que d’autres pourront simplement revoir et solidifier des acquis. L’activité elle-même apporte de la différenciation.

Comme exemple, je donnerais l’activité de découverte de cosinus . Elle permet de construire des triangles, de revoir la notion d’angle, de manipuler le rapporteur, de spiraler sur la notion d’agrandissement, de remobiliser les notions de proportionnalité, de définir le cosinus et enfin de ne pas enfermer ce cosinus dans une seule formule.

Ce genre d’activité, exigeante pour les élèves, peut difficilement se faire sur une heure complète. C’est pourquoi, mes heures de classe sont découpées en 2 ou 3 parties distinctes.

Une partie peut être dédiée à la découverte d’une notion et la suivante à la consolidation d’une notion dans un autre domaine. Ainsi les élèves ne restent pas toute l’heure en situation d’échec et ont, à chaque cours, l’opportunité de montrer qu’ils savent faire des choses. De plus, cette organisation étale d’avantage dans le temps l’apprentissage d’une notion pour la rendre plus pérenne.

Certains thèmes sont traités tout au long de l’année à raison d’une heure par semaine. C’est le cas du calcul littéral et de la programmation avec Scratch. Au collège, nous avons désormais accès à la salle informatique une heure par semaine. J’en profite pour travailler régulièrement la programmation avec Scratch au travers de projets à réaliser en équipe. La progression sur l’année est spiralée. L’objectif étant d’avoir fait le tour du programme aux vacances de Noël et ensuite, de revoir et d’approfondir les notions. Cette organisation me laisse le temps de tester plusieurs approches et de désamorcer les problèmes.

L’organisation de la classe a aussi été transformée afin de tirer profit de plus de diversité. Les élèves sont amenés à travailler individuellement, en groupe et en plénière. À chaque mode d’organisation son support. Quand les élèves travaillent individuellement, ils utilisent leur cahier de recherche. En groupe, les traces collectives sont inscrites dans le cahier de groupe. Et enfin, les plénières aboutissent généralement à une trace écrite dans le cahier de bord. Les cahiers de groupe sont ramassés à chaque fin d’heure pour que je puisse préparer la plénière de mise en commun et utiliser les productions d’élèves.

Ma pratique et mes cours sont très largement inspirés du livre Les maths ensemble et pour chacun. Je m’inspire aussi de ce que font Christian den Hartigh , Dan Meyer ou encore Arnaud Durand et Julien Durand.